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Fiv 3 : un quatuor

Hier soir, je surfais un peu sur internet pour trouver une image illustrant mon projet d’hypnose. Dans ces cas là, évidemment, je ne vois pas le temps passé. A un moment je me rends compte que mon mari n’est pas encore rentré de chez nos amis (bon même si on avait pas fixé d’heure) Panique à bord, je passe très vite en mode « Mon Dieu, il a sûrement eu un accident! » Grosse crise de larme quand il est rentré, les ronrons de mon chat ont encore aggravé le flot, même s’il va un tout petit peu mieux… Ca ne me rassemble pas du tout, ça doit être la fatigue du we, encore un chouai de stress pré-ponction vu la nouveauté de l’hypnose et la piqûre d’hormone massive de la veille. J’ai fini par aller prendre une douche à l’iso-bétadine et à me plonger dans un bon livre pour distraire mes neurones, ça fonctionne toujours chez moi. Les livres ne m’ont jamais fait défaut, mon monde pourrait s’écrouler, je pourrai toujours trouver une bulle de paix et de réconfort dans mes chers bouquins, temporaire mais quand même, c’est mieux qu’un médicament à l’effet tout aussi limité dans le temps! J’arrive enfin à m’endormir. La nuit a été plus que moyenne.

Au matin, ça va un peu mieux, je prépare mes vêtements (mince je suis à cours de pantalon confortable et propre), je prends ma douche, je résiste à l’envie de me brosser les dents pendant que mon mari apporte sa contribution à la Cause. On part vers l’hosto sans stress, on est bien dans les temps. On apporte le pot au secrétariat (j’adore le moment où je colle la petite étiquette rouge avec mon nom, ça me rassure).

On redescends prendre les étiquettes et retour au même étage que la PMA mais section maternité. Je fais une mini pause avant d’entrer dans l’aile, comme si je traversais une porte transparente… L’infirmière de la PMA m’avait dit qu’on m’attendait mais en fait pas du tout, ma chambre est quand même prête. Des murs mauves clairs, un lit d’hosto et un autre pliant pour les papas, une table à langer, une vraie chambre de maternité, ça fait bizarre bien sûr de se trouver là mais ça ne me contrarie pas plus que ça. Je me change et on joue à un de nos jeux préférés « les cités interdites » en attendant qu’on m’emmène.

A 10h30, une petite brancardière très silencieuse vient me chercher. J’aurai pu être véhiculée par un robot alors que je suis habituée aux brancardiers sympas qui papotent… Heureusement que je ne suis pas stressée. On arrive à l’étage des ponctions mais la précédente patiente est encore dans la salle d’op donc on me gare dans le couloir (petite note pour plus tard, je devrai peut-être mettre des lentilles parce que là avec ma myopie pas moyen d’admirer la vue)

Mon infirmière préférée vient me chercher pour m’équiper, elle m’annonce que l’hypnose ne sera pas possible, pas grave je savais que ce n’était pas garanti et je supporte très bien l’AG. Elle me donne la blouse, les chaussons et la charlotte. J’avais eu le temps d’oublier qu’il fallait me poser des électrodes sur le torse. Elle me laisse seule dans le sas, assise sur le banc, je m’imagine une émission de la reine de shopping avec comme thème « féminine en tenue d’opération »  😉 puis je ferme les yeux et je chantonne, ça me détends toujours (ça régule naturellement la respiration et ça diminue mon stress en l’absence de lecture) J’en suis arrivée à mon répertoire de disney avec « petite pluie d’avril » de Bambi, ça me rappelle la forêt, quand soudain la porte s’ouvre! Je rigole évidemment, mais les infirmières me connaissent elles ne sont pas étonnées. On me pose la perf et je plonge dans l’inconscience.

Je me réveille et cette fois je me rappelle qu’on me dit qu’il y en a 4 et le trajet entre la table et le lit. Un gentil brancardier me reconduit dans ma chambre où je retrouve mon mari une heure pile après être partie. Je dors en peu, je lis, je trouve le temps long et j’ai faim. A 12h30, on m’apporte enfin à manger, une soupe, du roti sauce estragon, haricots et pomme de terre avec une pomme en dessert, le tout est délicieux. Avec la perf toujours en place, impossible de couper ma viande, heureusement que mon mari est là. Encore 1 heure à attendre avec au loin quelques nouveaux-nés qui pleurent mais ça ne m’attriste pas. Vive la sophro! Mon infirmière préférée revient m’annoncer que c’est bien 4 ovocytes. Les biologistes n’ont pas dit qu’ils étaient moyens c’est donc qu’ils doivent être corrects.

Bon 4, c’est mieux que 1 ou 0 ! Restons positifs. Reste à attendre mercredi pour savoir combien ont reçu l’étincelle magique de vie! On verra à ce moment là si on en remets jeudi à j3 ou samedi à j5. Je commence évidemment l’utrogestan dès ce soir, ça ne m’avais pas manqué du tout.

Retour à la maison, sieste, coups de fil d’usage et souper léger. Ouille là ça commence un peu à se réveiller alors je file me reposer.

Bonne soirée les filles et merci pour les croisages!

 

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