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Coup de fil très attendu!

Je ne dors jamais avec mon gsm sur ma table de nuit, sauf aujourd’hui, parce que j’attendais un appel hyper important : celui de la biologiste de la PMA!

Elle a sonné tôt vers 9h30 et tant mieux, je pourrais relâcher ma vigilance 😉

Voilà ce qu’elle m’a raconté :

Sur les 12 ovocytes (il y en a un qui s’est perdu en route?)

=> 10 ont pu être microinjectés

=> 6 restent encore dans la course (mais 3 sont moyens)

On attend mercredi pour le transfert, pour sélectionner les plus beaux

Donc je dois téléphoner mardi à 14h pour savoir l’heure de rdv du lendemain

Elle a bien insisté d’avoir la vessie pleine pour mieux visualiser le cathéter à l’écho

J’ai remercié cette dame de travailler pour nous un dimanche ❤

Pour moi, c’est une bonne nouvelle, je croise les doigts qu’un maximum tiennent le coup jusqu’au stade blastocyte!!!

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Le temps de la moisson

La veille de la ponction,  l’hosto me prévient que les anesthésistes formés à l’hypnose ne seront pas disponibles pour moi…  Pas de chance… Bon heureusement que j’ai un peu de temps pour me faire à l’idée..  J’appelle mon homme,  une amie proche et ma tante qui me rassure,  les petites AG ne sont pas si terribles que je me l’imagine.

Jeudi soir,  je me récure à l’isobétadine et je prépare tout ce dont j’ai besoin  pour le lendemain.
La nuit se passe bien,  pas de cauchemar,  je repasse par la douche à l’ isobétadine tandis que mon homme s’arme de son petit pot rouge pour rempli sa mission essentielle du jour !

Pas de petit déjeuner pour moi,  sniff je dois arriver absolument à jeun.

Direction l’hôpital,  on est parfaitement dans les temps…  On monte directement au centre PMA livrer le pot rouge, tenu au chaud jusque là…  L’infirmière vérifie la carte d’identité de mon cher et tendre et appose une étiquette avec mon nom en me demandant de bien vérifier que c’est bien moi.  On signe tous les deux.  C’est rassurant de voir toutes les précautions qui sont prises pour éviter tout intervertissement de nos patrimoines génétiques avec un autre couple.

Après un détour par le service facturation, on me dirige vers une chambre particulière et ‘infirmière de l’étage prend quelques renseignements et me donne la traditionnelle blouse. Elle prend mes constantes.  Je me change. C’est agréable de se glisser dans le lit au drap frais.  On attend sagement qu’on  vienne me chercher.  L équipe a apparemment un peu de retard.  J’ai toujours peur qu’on m’oublie mais le brancardier vient enfin me chercher.

La journée est magnifique et je passe par des couloirs baignés de soleil.  Le sympathique monsieur me parque dans le sas de la salle d’opération. La lumière est très blanche et tout à l’air hyper moderne,  je me crois dans un film de sciences fiction. Une infirmière avec charlotte, masque et blouse bordeaux me demande si je suis bien à jeun,  oui,  bonne réponse. Elle me questionne aussi sur le jour et l’heure de mon injection de pregnyl ,  le déclencheur : mercredi à minuit,  bonne réponse aussi.  Elle me fait passer dans un petit sas,  elle me donne une autre blouse,  une charlotte pour mes cheveux et des sur-chaussures.  Elle profite que je sois nue pour me coller 3 électrodes.  Je rentre enfin dans la salle d’op.  La lumière est tamisée et change de couleur.  La gentille infirmière m’installe sur la table en recouvrant mon intimité avec ma blouse. Mes jambes sont liées sur les reposes jambes mais ils sont confortables.  Je suis détendue,  en confiance et plus curieuse qu’anxieuse.  Après la pose de la perf dans le pli de mon coude, le capteur au doigt et le masque à oxygène,  l’infirmière appelle les autres acteurs du jour,  ma gynécologue (elle est contente,  elle trouve que le traitement a bien fonctionné) ,  une anesthésiste et une autre infirmière (une que j aime bien mais que je n ai pas reconnu tout de suite sous son déguisement) La petite fenêtre qui mène au laboratoire où officiera le biologiste est ouverte…  Ça va bientôt commencer. L anesthésiste m’explique qu’elle va m’injecter un produit qu’affectionnait Michael Jackson (euh c’est pas de ça qu’il est mort? ) ,  que je dormirai tant qu’elle m’en injectera mais que quand elle arrêtera je me réveillerai dans les 5 minutes.
J explique ce que j’avais imaginé pour mon hypnose et ma sieste avec mon amoureux sur la mousse et l équipe me fait rire en me disant que je suis bien sage… Je glisse dans l’inconscience sans m’en rendre compte…

[la ponction a lieu]

J’entends des voix et j’y réponds mais je ne rappelle pas grand chose…  Je suis dans le lit dans le sas mais je ne sais pas comment j’y suis arrivée,  on me dit que ça c’est bien passé et qu’on  viendra me donner le résultat de la ponction dans ma chambre.  Un autre brancardier me ramène.  Le tout à pris un  peu plus d’une heure.  J’ai mal comme des grosses règles mais c’est supportable. On attend deux bonnes heures l’infirmière de la PMA.  Elle nous annonce qu’ils ont récoltés 13 ovocytes ! Bonne nouvelle!

Elle me donne aussi les instructions pour la suite de la procédure. Le labo m’appellera dimanche et je saurais combien ont été fécondés.  Puis la réimplantation aura lieu lundi ou mercredi… Je dois aussi commencer l’utrogestan, 1 capsule trois fois par jour.Elle repart en me disant que je vais bientôt pouvoir y aller.

Après, j’attends que des étudiant infirmiers reprennent mes constantes et mon homme va voir si je peux manger, je suis affamée, normal à 14h30… On me sert une soupe au potiron, des tagliatelles épinard-saumon délicieuses et une danette. Je partage le tout avec mon homme, j’ai faim mais je reste prudente pour ne pas être malade…

Voilà, on peut rentrer, une semaine de repos commence…

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Méthodes de recolte : le dilemme

Après cette série de piqûres,  il va bien falloir aller capter tout ces petits bouts de moi… Je passe vendredi à la casserole de la ponction !

Les premières fois font toujours plus peur, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangée… Certains récits trouvés sur les blogs sont rassurants (la fille n’a rien senti et a pu repartir sans soucis), d’autres sont carrément flippants (l’intervention a été compliquée, on les a charcutées ou elles se sont tapées une infection carabinée)

Après un sondage auprès des pmettes de mon entourage,  les protocoles de ponction sont très différents d’un centre à l’autre !  Sous anesthésie générale (AG)  ou locale,  avec présence possible du compagnon ou pas…  Dans mon centre PMA,  les compagnons sont strictement exclus (j’ai compris pourquoi, certains tombent dans le pomme et ça fait un truc de plus à gérer pour l’équipe)

Par contre, j’ai bien lu leur brochure et j’ai le choix entre ponction sous AG ou sous hypnose…

J’ai longtemps hésité entre les deux. L’AG me semblait plus simple, je m’endors et je me réveille et voilà. Je ne gêne pas l’équipe qui officie pendant que je ronflotte…

Mais c’est sans compter sur plusieurs autres paramètres qui sont venues pencher dans la balance

  • L’indécrassable besoin de contrôle : je n’aime pas avoir des trous noirs dans ma vie (c’est pour ça que je n’ai jamais été saoule d’ailleurs)
  • La curiosité scientifique : de mes 6 ans à mes 18 ans, je voulais devenir médecin, j’ai toujours été attirée par ce milieu et je n’en ai pas peur. Quand ma chatounette s’est fait stérilisée, j’ai assisté à tout (en fait ça ne saigne pas les chats 😉
  • La réceptivité à la méthode : Je me mets super facilement en état de conscience modifiée, pour faire la sieste par exemple ou chez le dentiste. J’ai déjà eu recours à l’hypnothérapie, la sophrologie et aux audiocaments.  La 1ère fois que j’ai testé c’était en secondaire, au cours de gym et je crois qu’elle ne m’a pas bien fait revenir à la réalité car j’ai eu la sensation d’être couchée toute la journée, pas pratique pour être productive au cours de math!
  • L’avis d’un anesthésiste chevronné: Il m’a bien rassuré sur l’efficacité de la méthode.
  • La part de risque : pour moi une AG c’est plus risqué.

Alors j’ai élaboré mon petit projet pour que l’anesthésiste soit au courant de ce que me détends ou pas.

Je me vois bienarbre de vie dans une forêt en promenade avec mon homme main dans la main (comme ça au moins il sera dans mon imagination à défaut d’être physiquement là) avec la brise sur le visage, l’odeur d’humus, le chant des feuilles et le gazouillis d’un ruisseau… Et puis faire la sieste sur un lit de mousse et contempler les écureuils et les fourmis 😉

Et par contre, il ne faut pas qu’il m’emmène sur une plage ensoleillée!!! Les infrarouges du soleil me crispent (souvenirs douloureux de méga coups de soleil) et le sable ça gratte!!!

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3ème contrôle

Impatiente ce matin de savoir si le traitement fonctionne bien 🙂

Bon on a quand même pris le temps de remettre le compteur zozos à 0 au cas où la ponction aurait lieu vendredi,  l’idéal étant 2 jours *rougit* Ben oui c’est un paramètre à tenir à l’oeil 🙂

Le chemin vers l’hôpital est moins encombré qu’avant-hier.  Le gentil monsieur des encaissements me reconnaît tout de suite et m’annonce le nom d’un docteur qui m’est encore inconnu.

Cette fois, la salle d’attente n’est pas bondée non plus et je tombe sur une pmettes aussi bavarde que moi.. En 2 min, j’apprends que sa voiture est tombée en panne, qu’elle en est à sa 6 ème IAC et qu’elle pense passer en FIV. Alors qu’ils freinaient des 4 fers pour cette option, il y a 6 mois, ils se sont rendus compte que le suivi n’est pas forcément beaucoup plus lourd et que les chances de succès sont meilleurs 😉 C’est un chemin psychologique d’acceptation qui n’est pas facile, qu’est ce que je la comprends 😉

C’est à mon tour, le doc du jour est sympa, il demande à mon homme de prendre en note mes mesures 😉

Endomètre à 9
Ovaire droit : pas mal de beaux follicules, certains à 19 mm  déjà, ça a poussé en 2 jours!!!
Ovaire gauche : des follicules plus petits

Le doc est content alors moi aussi et m’annonce que la ponction aura lieu vendredi (gros ouf de soulagement pour moi)

Dernières piqûres de gonapeptyl et de menopur ce soir et à minuit le pregnyl pour déclencher.

Je reçois pleins de papiers d’explication et mon homme reçoit son petit pot 😉

Ils vont me mettre en arrêt maladie à partir de vendredi jusqu’au vendredi suivant inclus, donc je me dis que si il y a transfert, ça se fera dans une ambiance plus zen…

Je plane un peu mais j’essaye de garder les pieds sur terre pour ne pas tomber de trop haut au cas où ça ne serait pas encore pour cette fois…

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2ème contrôle

Mon rendez-vous est à 9h10… Voyons le bon côté de la chose,  nous sommes restés dans nos plumes jusque 8h00 au lieu de 6h30 😁
Par contre à cette heure là,  la circulation est dense donc on stresse un peu…
On aurait vraiment pas dû! Quand nous sommes arrivés dans la salle d’attente elle est pleine de patients…  15 min plus tard,  une des infirmières que je préfère nous appelle et nous demande d’attendre devant la porte que le couple avant nous ait terminé.
Ça me fait penser à disneyland (ma grande passion avec le jeu de rôle et les jeux de société) !  Ben oui,  quand dans une attraction,  les cast membres nous placent devant la petite barrière pour monter dans le wagon au prochain tour 😉 Je ressens le même frisson agréable.

Hop c est à nous,  je me mi-dénude et je grimpe sur la table. J’ai de la chance à la loterie « gynécologue du jour »,  c’est la plus gentille et empathique du service qui s’occupe de moi. Elle a toujours un petit mot gentil et s’inquiète de mon confort pendant l’écho-endo.

Verdict: dans la norme et satisfaisant,  l’évolution des follicules est homogène.

Si ma mémoire est bonne,  endomètre à 8 et moyenne des follicules au alentour de 12.

Re-controle mercredi à 9h30 et en fonction des résultats,  peut-être une ponction vendredi,  wait and see…

Prise de sang de routine, pour évaluer si mes taux d’hormones coïncident avec le nombre de follicules et voilà c’est fini. Aux suivants. Je pars tellement vite que je compresse mal l’endroit de la piqûre et que je me retrouve avec du sang sur mon pull, c’est malin…

La doc m’a prescrit le pregnyl pour déclencher et des provisions de gonapeptyl et de menopur (cette fois je connais mes stocks par coeur 😉 ) je confie le tout à mon homme pour qu’il les mette au frais à son travail.

En route pour le travail, train en retard, méditation et petite marche car les bus sont moins nombreux, j’arrive avec 3 heures de retard mais j’y suis. Tout va bien.

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S’alléger

lacher_priseCe parcours est pesant, imprévisible et plein de doutes. Cette angoisse d’un futur sans enfant, de ne jamais être mère, n’est jamais bien loin… Pourtant la peur n’éloigne pas le danger…

On nous dis souvent de lâcher prise mais je suis comme engagée dans une sorte de marathon, difficile de ne pas y penser. Tout au mieux, je peux tenter que ça ne prenne pas tout mon espace mentale…

Alors j’essaye de prendre du recul grâce à différents moyens

  • l’acupuncture : qui me donne l’impression de prendre soin de moi et de mon corps. La frêle docteur blonde que j’ai déjà rencontrée 2 fois met surtout l’accent sur la synergie de son travail et des médicaments que je dois m’injecter (contrairement à d’autres charlatans qui vous disent que vous devez arrêter les piqûres!!! Si si il y en a et ils sont à fuir) Il parait que j’ai de belles énergies 😉  Bon c’est un peu ésotérique quand même mais ça ne peut sûrement pas me faire de mal 😉
  • la sophrologie: J’ai commencé la semaine dernière des séances de groupe à la maison médicale de ma commune (c’est moins cher qu’en tête à tête et c’est tout près de chez moi). C’est une pause bienvenue dans ma semaine. Elle a parlé de la vie et de l’énergie en nous et c’est exactement ce qu’il me faut.
  • la méditation: je passe beaucoup de temps dans le train et du coup je me suis dit que je pourrais profiter de ces moments pour m’apaiser. Je suis en train de tester l’application https://www.petitbambou.com/ Les 8 premières méditations sont gratuites. Donc j’ai mis mes écouteurs ce matin et je me suis laissée portée par cette voix douce, un régal… Surtout dans l’atmosphère paranoïaque de Bruxelles aujourd’hui. Tout ce que je voyais après ces 10 minutes de respiration, c’était le beau ciel bleu 😉
  • Les plantes, je prends parfois du sedinal ou un spray à base d’extrait de bourgeons et d’HE (mais il a un goût un peu dégeu à vrai dire)
  • Avoir des projets : Sortir avec des amies (même si c’est un cirque pour garder les piqûres au frais), programmer une escapade et organiser notre mariage (je sais on est fou) 😉
  • Ce blog est aussi une de mes armes 😉 M’exprimer par le texte et par la peinture m’aide à évacuer le trop plein
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1er contrôle

Il est 8h, on se gare devant l’hôpital. Je me sert de mon coupe-file spécial PMA pour passer en priorité à la caisse.

On file à deux au 3ème étage et on s’installe dans la salle d attente.

Il y fait super chaud parce que la maternité est attenante. Ce qui est parfois un peu difficile pour mon petit cœur de nullipare, le purgatoire juste à côté du paradis… Je sais j’idéalise 😉 On nous appelle tout de suite, les autres fois, j y ai été seule mais cette fois elle me propose que mon homme vienne avec. Sa présence me détend, on plaisante en attendant la doctoresse qui arrive accompagnée d’un étudiant (heureusement que je ne suis pas pudique).

Prise de sang  et écho endo…

Ovaire droit, quelques follicules à 10
Ovaire gauche pas facile d’accès mais elle en voit un à 14 et d autres inférieur à 10. L’endomètre à 7 et quelques…

Mais ces chiffres ne me parlent pas, je ne sais pas si c est une bonne chose ou pas ?!?

Nouveau contrôle lundi sauf contre-ordre suite aux résultats de la Pds.

Mon homme participe un peu aussi, il doit refaire sa prise de sang pour les sérologies.

Erreur de débutante, je ne connais pas exactement mes stocks de médicaments. Ils sont très chers et donc la pharmacie les distribue avec parcimonie. Je récupère 3 doses de gonapaptyl et 4 de menopur pour tenir le we.

Par contre, petit problème, le gonapaptyl doit rester au frigo… Et ce soir j’ ai une soirée donc ça va être compliqué si je dois les trimballer ! Bon tant pis, on décide de rentrer à la maison pour déposer le précieux chargement au frais. Heureusement que nous habitons à 15 min de l’hopital!

Je prends le train avec 2h de retard avec dans mon sac mes piqures pour ce soir, tout va bien.